Les dates indiquées pour chaque Mvila (21 mars – 19 avril, etc.) ne sont pas empruntées à l'astrologie occidentale : elles sont la conséquence arithmétique d'un même repère astronomique. Dès lors qu'une tradition divise l'année solaire en douze parts égales à partir de l'équinoxe de printemps, elle retombe nécessairement sur les mêmes bornes de dates. C'est vrai du zodiaque tropical occidental, c'est vrai du Kintuni.
Nous mentionnons les noms Bélier, Taureau ou Gémeaux uniquement comme repères de lecture pour un public qui les connaît — jamais comme source du contenu. Le Mvila n'est pas une traduction du signe occidental : sa symbolique animale, sa polarité, son Mahasimbi tutélaire et le Kisalu qu'il commande proviennent du corpus Kongo et ne se superposent pas terme à terme aux caractérologies occidentales. Là où l'astrologie occidentale décrit un tempérament, le Kintuni nomme un travail à accomplir.
Deuxième différence de fond : le Kintuni ne réduit pas l'être à un signe. Le Muntu porte les douze rayons — un dominant et onze récessifs. Kintuni calcule donc la charge de chacun des douze, signale les rayons absents et construit la lecture sur cette distribution, non sur une étiquette unique.