Le Kintuni ne réduit pas un être à un signe. Chaque Muntu porte les douze rayons du Kongolo, à des intensités différentes. Le calcul consiste donc à répartir l'ensemble du ciel de naissance sur ces douze rayons, puis à lire la distribution obtenue.
Concrètement, la longitude écliptique de chaque corps désigne un secteur de 30°, donc un Mvila. Le corps y verse son poids. La somme des poids reçus par un rayon constitue sa charge ; rapportée au total, elle donne sa part en pourcentage. Le rayon de plus forte charge devient le dominant — et en cas d'égalité parfaite, c'est le rayon du Soleil qui tranche. Les rayons dont la charge est nulle sont explicitement nommés comme absents : dans la lecture Kimuntu, un manque est une indication aussi forte qu'une concentration.
Les charges sont ensuite reventilées sur les trois grands équilibres du corpus : polarité (Bakala / Nkento), groupe ternaire (Ntente / Zole / Tatu) et Mahasimbi élémentaire (Tiya, Nto, Mpi, Masa).